lundi 24 janvier 2011
BANGALORE
Après un transit très rapide à Dubaï, nous atterrissons en pleine nuit à Bangalore, capitale du Karnataka et 5ème ville d’Inde (7 200 000 d’habitants). L’aéroport, situé à 37 kilomètres de la ville est flambant neuf, signe du développement rapide de la « Silicon Valley indienne ». Bien que nous soyons en Inde du Sud, la température est fraîche car la ville se situe sur un plateau à 920 mètres d’altitude. Les chansons de films de Bollywood diffusées dans le taxi nous replongent instantanément dans l’atmosphère de ce pays que nous nous réjouissons de parcourir une nouvelle fois. Après avoir sorti le gardien puis le réceptionniste de leur sommeil profond, nous nous installons au très sympa « Hôtel Tricolour » aussi très pratique car il situé juste en face de la gare routière.
Une bonne grasse matinée jusqu’à midi, notre premier massala dosa (crêpe de farine de lentilles) et un chai (thé au lait épicé) avalés dans une gargotte végétarienne en bas de l’hôtel, et nous sautons dans rickshaw qui nous conduit au Palais d’été de Tippu dans une circulation chaotique (même en sens unique!), en évitant au passage des vaches peintes en jaune ! De ce palais de style indo-islamique (1537) il ne reste que la salle d’audience et ses belles colonnes en teck.
Tippu's Palace (1537)
Nous marchons ensuite vers le City Market avec sa profusion d’étals de fruits, de légumes et d’épices, mais aussi ses interminables guirlandes d’œillets d’Inde aux couleurs éclatantes -vendues au mètre - que l’on peut admirer des balcons surplombant la halle centrale.
City Market
Le soir, l’hôtel étrangement calme jusqu'à présent, va laisser place à un vacarme ahurissant provenant du toit terrasse, transformé le temps d’une soirée en discothèque pour étudiants. Chubaratri !
mardi 25 janvier 2011
BANGALORE - HASSAN - SRAVANABELAGOLA - HASSAN
Notre bus fuit la mégalopole et fonce sur une route de campagne durant quatre heures en direction d’Hassan. La ville n’a rien d’extraordinaire mais se révèle être une base idéale pour visiter les sites de Sravanabelagola, de Belur et d’Halebid à quelques dizaines de kilomètres de là. A l’office du tourisme, nous faisons la connaissance de Ramesh qui sera notre taxi pour cet après-midi et demain matin. Il nous conduit dans un premier temps vers le village de Sravanabelagola à 52 km d’Hassan.
Nous gravissons -pieds nus- les 612 marches, sculptées à même le roc, nous menant à la très imposante statue jaïne de Gomateshvara, datant de plus de 1000 ans, haute de 17m et sculptée dans un seul bloc. Les pélerins déposent quelques offrandes à ses pieds dans une atmosphère très sereine qui tranche avec l’agitation de la cérémonie du Mahamasthakabhishekha (ouf !) ayant lieu tous les 12 ans, où des centaines de milliers de pélerins assistent à son bain rituel composé d’eau, de lait, de safran et de fleurs. Le sommet de la colline offre un beau panorama sur la plaine, le village, ses temples perchés et son bassin sacré.
Les 612 marches menant à la statue de Gomateshvara (981-17 m) - Sravanabelagola
Le soir venu, nous nous régalons d’un délicieux chicken tikka massala sur l’agréable terrasse (une véritable surprise !) du restaurant Suvarna Gate.
mercredi 26 janvier 2011
HASSAN - BELUR - HALEBID - MYSORE
Ce matin, nous partons avec Ramesh vers Belur à 39 km d’Hassan. Nous arrivons très tôt au temple de Chennakeshava avant l’arrivée des groupes, ce qui nous permet de savourer pleinement cette merveille architecturale datant de 1116. Les sculptures sur ses bas reliefs sont tout simplement somptueuses ! De plus, le temple étant toujours en activité, nous avons la chance d’assister à la cérémonie de 09h00, où des prêtes exhibent une statue de divinité (auparavant dissimulée derrière un rideau) au son des tambours, de cloches et …d’un saxophone !!!
Temple de Chennakeshava (1116) - Belur
16 km plus loin, nous arrivons à Halebid et son temple de Hoyaleshara (1121) : frises magnifiquement sculptées, énorme Nandi (taureau sacré), salles soutenues par des colonnes de toute beauté… encore un véritable bijou de l’art Hoysala ! Nous prolongeons cette visite d’Halebid avec le temple de Kedareshvara et un ensemble de trois temples jaïns
Temple de Hoysaleshera (1121) - Halebid
De retour à Hassan, Ramesh nous dépose devant la nouvelle gare routière à l’extérieur de la ville. Et c’est reparti pour trois heures de bus à travers les rizières et les cocotiers vers Mysore (785 000 habitants-770 m d’altitude).
La terrasse du petit resto de l’hôtel offre une belle vue sur le Mysore Palace, exceptionnellement illuminé ce soir. En effet, d’habitude il ne l’est que le week-end… mais nous avons la chance de nous trouver ici le 26 janvier : jour de la fête de la République ! Alors vite, durant une heure (ça passe très vite !), nous allons admirer les 97 000 ampoules créant une véritable féérie sur les façades de ce palais de maharaja : complètement délirant !
Palais de Mysore illuminé de 97 000 ampoules
jeudi 27 janvier 2011
MYSORE - SOMNATHPUR - MYSORE
Ce matin nous quittons provisoirement Mysore et sa foule pour le petit village de Somnathpur (à 40 km), célèbre pour son temple. Il nous faut changer de bus au village de Bannur, où nous sautons dans une véritable épave jusqu’à notre destination finale. Le chauffeur roule comme un fou furieux sur la route défoncée mais nous arrivons sains et saufs au temple de Keshala dédié à Vishnou : c’est peut-être grâce à lui ! Datant de 1268, il nous émerveille de part ses sculptures et ses frises raffinées.
Temple de Keshala (1268) - Somnathpur
Quant au village de Somnathpur, il est très accueillant avec ses maisons colorées et ses vaches couchées au milieu de la rue. Si chez nous les enfants font des pâtés de sable, ici les gamins s'éclatent en faisant des pâtés de bouse ! Les villageois nous saluent avec des poignées de mains (geste exotique pour eux) et se prêtent volontiers à une petite séance photo. Nous savourons le calme de la campagne, loin de la pollution et des klaxons !
Village de Somnathpur
Le rodéo routier du retour - aussi stressant qu’à l’aller - n’aura pas réussi à nous couper l’appétit ! A peine arrivés à Mysore, nous nous régalons d’un délicieux et très poivré chicken tikka sur un toit terrasse de la ville. Puis visite du Mysore Palace « by day » : salles grandioses, décorées de miroirs, de lustres et de mosaïques aux mille couleurs. Des plafonds aux sols, en passant par les murs, tout est résolument kitsch ! Quant à l’extérieur, nous découvrons un tout autre visage du palais que celui d’hier soir ! Nombreux sont les touristes indiens pour qui nous posons devant leurs objectifs ! Pour compléter cette visite, nous nous rendons au Jaganmohan Palace (bien plus sobre) transformé en musée et rassemblant un grand nombre d’objets d’art ayant appartenus aux maharajas d’antan. Nous terminons cette journée par une petite séance internet à 20 roupies l’heure.
Palais de Mysore (1912)
vendredi 28 janvier 2011
MYSORE - OOTY (2240 m)
Avant de quitter Mysore, il serait inconcevable pour nous, amoureux des marchés, de ne pas aller faire un tour au Devaraja Market, réputé pour être l'un des plus beaux du sud de l'Inde. En effet : étals de fruits et de légumes aussi opulents qu’esthétiques + abondance de fleurs aux parfums étourdissants = tranche de bonheur à l’état pur !
Marché de Devaraja - Mysore
La veille, nous avions réservé des places dans un bus soit disant « Deluxe » pour Ooty (état du Tamil Nadu). Cet après-midi, nous nous retrouvons serrés comme des sardines au fond d’un minibus inconfortable en compagnie – entre autres - d’une famille indienne horriblement bruyante et irrespectueuse des autres passagers. Depuis le temps, nous nous sommes familiarisés avec l’expansivité des indiens, mais ces derniers sont vraiment indignes ! D’abord le bus tourne pendant une heure dans tout Mysore pour racoler d’autres passagers, ensuite il se traîne 1h30 sur une route de plaine loin d’être bondée, puis il commence à speeder sérieusement lorsque nous attaquons la montée et ses lacets durant deux heures! Nous arrivons enfin (après 4h30 de tinta « marre » !) dans la fraîcheur nocturne d’Ooty, ancienne station climatique anglaise, perchée à 2240 m d’altitude. Une petite soupe et au lit... il va falloir se couvrir ce soir !
samedi 29 janvier 2011
OOTY (2240 m) - METTUPALAYAM - COIMBATORE
Les 28 degrés de Mysore sont un lointain souvenir... ici le thermomètre atteint au maximum les 19 degrés mais le temps reste agréablement ensoleillé ! Afin d’admirer le panorama sur la ville et sur les Nilgiris Hills, nous partons en rickshaw pour Doddabetta (à une dizaine de km), point le plus haut d’Inde du sud culminant à 2634 m d’altitude.
Vue sur Ooty de Doddabetta (point le plus haut d'Inde du Sud - Nilgiri Hills -2634 m)
Comme nous sommes en « manque » de marché depuis presque un jour, nous allons vite prendre notre « dose » au très calme marché d’Ooty, où il est même possible de trouver des œufs, de la volaille et même du bœuf ! Les montagnards seraient-ils moins végétariens ?
Marché d' Ooty
Nous dégustons du « chocolat maison » (spécialité de la ville) sur le quai de la gare en attendant le « Nilgiri Mountain Railway », petit train à vapeur classé à l’UNESCO datant de 1908. Il nous mènera à Mettupalayam à 46 km en 03h30, en traversant des paysages somptueux de champs de thé et de forêts d’eucalyptus. L‘animation est assurée par les passagers criant à chaque passage de tunnels enfumés (31) et autres ponts en courbe vertigineux !
Dégustation du chocolat d'Ooty à bord du train miniature à vapeur
Nilgiri Mountain Railway
Arrivé à destination, nous embarquons à bord d’un bus pour une heure de route vers Coimbatore, une ville « étape » pour nous : hyper polluée, ultra bruyante et sans grand intérêt. Par contre nous renouons avec la chaleur de la plaine. L’arrivée à la gare routière est des plus violentes : pour pouvoir s’extirper du bus avec nos gros sacs à dos, nous sommes quasiment obligés de nous jeter dans la foule dense qui se bouscule déjà pour pouvoir entrer dans le bus (certains ont déjà balancé leurs sacs de l'extérieur sur les sièges). D'ailleurs, quelques-uns se souviendrons de nous avoir croisé malgré nos " be careful !"
dimanche 30 janvier 2011
COIMBATORE - MUNNAR (1600 m)
Comme nous ne passons qu’une nuit à Munnar et que nous voulons éviter à tout prix la galère des changements de bus, nous optons pour le taxi et ainsi atteindre Munnar dans le Kerala en 3H15. Nous traversons tout d’abord les réserves naturelles de Parambikulam et de Chinnar : pas de léopards en vue mais un énorme serpent traversant la route ! Il faut croire, qu’à ce stade du voyage nous ne sommes pas encore assez bronzés car en entrant dans l’état du Kerala, le flic voyant nos tronches d’européens nous rackette de quelques roupies avant de lever sa barrière !. La route de montagne (Ghâts occidentaux) dévoile de somptueux paysages en traversant de magnifiques plantations de thé, notamment durant les quarante derniers kilomètres avant d’atteindre Munnar, à 1600 m d’altitude.
Nous logeons au John’s Cottage, charmante guest house au calme, au bord de la rivière où l’accueil de Das est des plus sympathiques (Merci Nad’ pour cette adresse !). La ville de Munnar est sans grand intérêt mais ses spectaculaires paysages de champs de thé aux alentours sont incontournables. Nous parcourons les sentiers agricoles qui nous réservent à chaque virage de nouvelles surprises : véritables cirques de verdure, petites forêts d’eucalyptus, ruisseaux, fleurs multicolores. Nous ne croisons pas de cueilleuses aujourd’hui car nous sommes dimanche. Les dénivelés, assez importants, transforment cette balade en un véritable trek de 4 heures qui se termine dans le village des cueilleurs et sa tea factory ! Les habitants sont très accueillants et leurs sourires nous accompagnent durant tout le chemin du retour longeant la rivière. Pour finir cette journée en beauté, un délicieux dîner nous est servi dans la salle à manger de la guest house.
Plantations de thé - Munnar
Graines de théier (à droite)
Enfants dans le village de cueilleurs
Das au John's Cottage - Chocolat de Munnar
lundi 31 janvier 2011
MUNNAR (1600 m) - KUMILY (1200 m)
Départ en taxi négocié la veille pour Kumily à 1200 m d’altitude. Les 50 premiers kilomètres sont à nouveau fantastiques : plantations de thé et lacs sur fond de hauts pics rocheux. Puis, à l’approche de Kumily, traversée de forêts et des premiers jardins d’épices, très spécifiques à l’altitude de la région. La balade aurait pu être idyllique s’il n’avait pas fallu réveiller à deux reprises notre chauffeur qui s'endormait littéralement au volant ! Comme à chaque voyage en Asie, nous y avons droit au moins une fois. Bon, ça c’est fait…
Nous débutons l’après-midi par une promenade en bateau sur le lac de la réserve naturelle de Periyar, à un kilomètre de Kumily. Nous savions pertinemment que nous ne verrions ni éléphants ni bisons et encore moins des tigres, mais nous ne nous doutions pas que cette balade serait à ce point inintéressante : parqués avec une horde de touristes indiens sur un bateau qui n’avançait pas et affublés d’un hideux et encombrant gilet de sauvetage pendant un heure (très suffisant). Hormis deux daims et un sanglier aperçus de très loin, nous nous sommes plus amusés à observer les Indiens occupés à envoyer des SMS ou à roupiller plutôt que d’admirer le paysage ! Par contre, les singes pullules à l’embarcadère et assurent l’animation après cette croisière soporifique, surtout lorsqu’ils s’enfilent les cornets de glace chipés aux touristes, là ça vaut vraiment le déplacement !
Réserve et lac de Periyar
Singe chapardeur de cornet de glace et "belle"araignée
Sitôt débarqués, nous négocions un rickshaw pour l’ « Abraham Spice Garden » à 8 km. Et là, surprise, le prix s’avère vraiment très bas… on s’attendait au double. Nous voilà donc partis… Puis lors d’un arrêt pour faire le plein d’essence, notre chauffeur passe un coup de fil pour nous annoncer ensuite une mauvaise nouvelle : il y a un décès dans la famille d’agriculteurs de la plantation, et en conséquence cette dernière est fermée… On ne nous l'avait encore jamais fait ce coup là ! Evidemment, il nous propose d’aller visiter un autre jardin bien plus proche et possédant un beau magasin d’épices en bonus… ben voyons ! Nous lui disons que nous lui faisons « totalement confiance » mais que nous préférons tout de même vérifier par nous même. Nous voilà repartis...100 m avant d’arriver au jardin, il essaye visiblement de se dépêtrer de son mensonge en demandant à des gens au bord de la route si la plantation est bien ouverte. Bien sûr que oui ! Comble du culot, il nous lance : « You are very lucky ! », nous lui répondons : « It’s magic ! ».
La visite de l’exploitation s’avère très intéressante : en plus d’être une plantation de cardamome (réputée pour être la meilleure du pays), on y cultive également de la vanille, du poivre, du cacao, du café et une grande variété de légumes, de fruits (bananes roses) et de fleurs rares pour nous autres occidentaux. Une belle découverte très instructive et … très vivante !
Graines de cardamome - Fleur de cardamome - Fleur "crevette"
Poivrier - Fèves de cacaoyer
Gousses de vanille - Aubergines rouges - Caféier
Régime de bananes roses - Jeune ananas
Fleur de gingembre médicinal - "Ladies shoes"
Si le Kerala est riche en épices, il l’est également en essences de végétaux, si précieux à l’élaboration de produits pharmaceutiques et cosmétiques utilisés dans la médecine traditionnelle ayurvédique. Après une razzia de savons ayurvédiques dans une petite boutique de Kumily, nous partons nous détendre avec un massage ayurvédique d’une heure digne de ce nom, c’est à dire très… très huileux !
mardi 1 février 2011
KUMILY (1200 m) - MADURAI
A la frontière entre le Kerala et le Tamil Nadu (Kulimy se situant sur la ligne séparant les deux états), nous choppons un bus pour Madurai. Après une belle descente dans la montagne verdoyante qui laisse vite place à une vaste plaine presque aride, nous arrivons à destination 2h45 plus tard. Madurai est une ville immense peuplée de 1 300 000 habitants. Malgré le fait qu’elle soit bruyante et polluée comme la majorité des villes indiennes, nous la trouvons plutôt agréable, d’autant plus que notre chambre nous réserve une belle surprise : une magnifique vue sur le temple grandiose de Sri Meenakshi.
Madurai et le Temple de Sree Meenakshi (1560)
mercredi 2 février 2011
MADURAI
Réveil matinal du muezzin à 05h30 et des cloches qui prennent le relais à 06h00. De toute façon, la grasse mat’ n’était pas au programme vu la grosse journée de visite qui nous attend. A commencer par l’incontournable temple de Sri Meenakshi (XIII-XIV è siècle), l’un des sanctuaire les plus impressionnant de l’Inde avec ses 12 gopurams (hautes tours entièrement sculptées de statues de divinités). Ferveur incroyable. Il nous faut pas moins de 2 heures pour faire le tour de cette cité dans la ville.
Rue menant au temple de Sree Meenakshi (1560)
A l'intérieur du temple
Eléphant bénissant les fidèles
Echoppe de bondieuseries
Le plus haut des 12 gopurams du temple : le gopuram sud, mesurant 48,23 m et décoré de 1511 statues
Le Bassin du Lotus d' Or
Quelques unes des 30 000 sculptures du temple !
Repas et offrandes des pélerins
Juste derrière cet immense temple, se trouve le Pudu Mandapa, squatté aujourd’hui par des tailleurs.
Temple de Pudu Mandapam (Xe s.) squatté par les tailleurs
Brulantes échoppes
Après avoir traversé une rue d ‘échoppes très colorées vendant des épices, nous arrivons au Tirumalai Nayak Palace (XVII è siècle) de style indo-mauresque.
Tirumalai Nayak Palace (1636)
Nous n’avons croisé que très peu de touristes aujourd’hui, d’autant plus étonnant que Madurai est une étape incontournable de l’Inde du sud et que le mois de février est idéal pour les visites.
jeudi 3 février 2011
MADURAI - KARAIKUDI
Ce matin nous prenons le bus pour nous rendre dans le Chettinad, une région aride hors des sentiers battus, autrefois habitée par de très riches commerçants qui y construisaient de somptueux palais chettiars. Après 1h45 de bus (avec en prime un film tamoul à fond la caisse) nous arrivons à Karaikudi peu habituée aux touristes. Nous logeons au Bangala, excellente maison d’hôtes de charme aux spécialités culinaires exceptionnelles (typiques du Chettinad). C’est la base idéale pour rayonner dans la région.
Bus pour Karaikudi - Petit temple à Karaikudi
Somptueux thali du Chettinad (servi à la Bangala Guesthouse) : beignet de paneer (fromage frais), mangue cuite au poivre noir, bundi raïta (fromage blanc au riz soufflé), haricots blancs, chayottes, chutneys de mangues (sucré ou pimenté), yaourt maison , roti (pain croustillant), riz à la tomate, curry de poulet au lait de coco.
Bangala Guest House
vendredi 4 février 2011
REGION DU CHETTINAD
Aujourd’hui, nous avons loué un taxi et pris les services d’un guide, indispensable pour visiter les alentours. Au programme : découverte de somptueuses maisons chettiares qui pour certaines servent de décors aux films et aux chorégraphies de Bollywood, visite de temples et du marché pittoresque de Palathur, du Palais du Chettinad à Kanadukathan et ses ruelles superbes aux alentours, d’une fabrique de carrelages typiques de la région.
Anciens petits palais et deumeures chettiars
Palais du Chettinad (XIXe s.) à Kanadukathan (à gauche)
Marché de Palathur
Fabrique traditionnelle de carrelages
Temple hindouiste dédié à Shiva - Temple tamoul à Namasamudram et ses chevaux en terre cuite
Après toutes ces découvertes, une bonne sieste au bord de la piscine est la bienvenue. La cuisine exquise et le service ultra généreux nous aurons fait prendre à chacun quelques kilos supplémentaires !
samedi 5 février 2011
KARAIKUDI - THANJAVUR
Ce matin, il va nous falloir prendre deux bus pour atteindre Thanjavur (Tanjore) trois heures plus tard. Nous arrivons au « new bus stand ». Dans toutes les grandes villes indiennes, dans le but de désengorger les centres ville, les stations de bus sont désormais reléguées à la périphérie, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres.
Tanjore est une ville agréable, à taille humaine, une bourgade de « seulement » 500 000 habitants. Les gens sont très souriants et très accueillants. Nous logeons en plein centre dans un hôtel très sympa. Tanjore est d’une grande richesse culturelle avec notamment le temple de Brihadishvara, grandiose, dédié à Shiva et inscrit au patrimoine mondial de l’ UNESCO. Un éléphant vous accueille à l’entrée et peut éventuellement vous bénir. Des dizaines de groupes d’étudiants portant des tenues respectives de leurs écoles déambulent joyeusement dans l’immense enceinte et pour notre plus grand plaisir, ils viennent sans arrêt discuter et nous prendre en photo. Ambiance assurée. Le Maharaja Palace et sa Clock Tower méritent également le détour car tous deux offrent de très belles vues sur Tanjore. Là aussi, séance photos avec des jeunes indiens très indisciplinés. Une sacrée partie de rigolade.
Le Marata Palace Museum et sa "Clock Tower" (XVIe s.)
Vue sur Thanjavur
Temple de Brihadishvara (Xe s.)
Offrandes à l'arbre sous forme de petits morceaux de tissus
Temple principal d'une hauteur de 66 m
Gigantesque Nandi, taureau sacré (à droite)
Ecoliers visitant le temple en fin d'après-midi
dimanche 6 février 2011
THANJAVUR - TRICHY - THANJAVUR
Nous consacrons notre journée à la visite de Trichy à seulement 1h15 de bus. C’est une grande ville de 750 000 habitants, bruyante, il y fait très chaud. L’ambiance est tout de suite moins sympa et il faut batailler ferme avec les chauffeurs de rickshaws, tous plus arnaqueurs les uns que les autres.
Trichy mérite néanmoins le détour : deux très beaux temples dont l’exceptionnel ensemble du Srirangam Temple composé de pas moins de sept enceintes, abritant même un bazar. Lieu très prisé des pèlerins, les mains chargées d’offrandes. Une terrasse offre une vue splendide sur l’ensemble de l’édifice.
Temple de Srirangam (Xe s.)
Mandapa et ses colonnes sculptées de chevaux - Eléphant du temple
Gopuram de la porte sud (en arrière plan) mesurant 73 m
Vue du toit-terrasse - Porte est - Bassin sacré
A l'extérieur du temple
Non loin de là, le temple de Tiruvanaikan édifié dans un véritable oasis de palmiers et de cocotiers. Un havre de fraîcheur.
Temple de Tiruvanaikaval (Xe s.)
Prêtre du temple habillé en sari à l'image de la déesse Parvati - Bassin
L’heure est venue de faire une pause déjeuner. Nous nous rendons dans l’emblématique « Banana Leaf », très prisé des indiens. Beaucoup de monde, il faut même faire la queue devant la porte d’entrée. On nous trouve enfin une place face à face avec un indien et son fiston. Ils mangent (ou plutôt s’empiffrent) très vite avec les mains. Quinze minutes chrono et voilà qu’ils nous laissent avec un nouveau face à face, une jeune fille et ses parents. Elle n’arrête pas d’observer la façon dont nous mangeons notre délicieux biryani avec une cuillère… très exotique pour eux…
C’est le ventre plein que nous allons poursuivre par la visite du Rock Fort au pied d’un grand bassin dans un quartier hyper commerçant grouillant de monde. Rodés aux guichets indiens, nous faisons obstruction au guichet du temple pour obtenir nos billets. Les indiens essaient de nous pousser, de nous écarter, nous bousculent. Ils tendent leurs mains dans tous les sens pour récupérer leur sésame. Mais rien n’y fait, nous sommes devenus des pros pour créer un rideau complètement hermétique à tous ces resquilleurs surexcités. Jouissif de voir leurs têtes ! Le temple est situé sur un piton rocheux et nous devons gravir les 417 marches, montée en partie couverte, pour atteindre le sommet. De là haut, le panorama sur la ville de Trichy est splendide. Les indiens veulent aussi immortaliser leur visite en pausant plusieurs fois à nos côtés.
Rock Fort (XVIe s.) à 83 m de hauteur
Les 417 marches menant au petit temple de Vinayaka offrant une belle vue sur Trichy
Retour à la gare de bus. Un monde fou ! Le vrai bordel. Si nous voulons être sûrs d’avoir une place assise, il faut prendre des risques et sauter dans le bus alors qu’il roule à vide vers son arrêt officiel. Lorsqu’il s’arrête, toutes les places sont déjà occupées comme par magie. C’est vraiment le système D. Chacun pour sa pomme. Après coup on en rigole.
lundi 7 février 2011
THANJAVUR - KUMBAKONAM - GANGAIKONDACHOLAPURAM - PONDICHéRY
En route pour Pondichery, nous visitons deux temples classés à l’UNESCO : le temple de Darasuram (XII è siècle) et le temple de Gangaikondacholapuram (XI è Siècle) où nous assistons à un mariage.
Temple de Darasuram à 5 km de Kumbakonam (XIIe s.)
Temple de Gangaikondacholapuram (XIe s.)
Cérémonie de mariage et intérieur du temple
Nous arrivons à Pondichery vers 13h30 après à peine 5 heures de route. Pondichey (700 000 habitants) est séparée en deux par un canal. D’un côté la partie indienne, hyper bruyante et de l’autre le quartier français, incroyablement paisible. Pas de klaxons, rues quasi désertes, ombragées, très fleuries, nombreux bougainvilliers, maisons coloniales colorées, pensions de charme. Les rues portent des noms français.
Ce midi nous faisons un break culinaire européen au restaurant Satsanga. Ca fait super plaisir. Visite du quartier musulman et de ses mosquées, véritable havre de paix. Puis nous déambulons au milieu des charmantes ruelles - sans risque de se faire écraser (impensable en Inde) - jusqu’au front de mer. Ici à Pondichery, les policiers portent le képi rouge. La ville ne croule pas sous les touristes, à l’inverse de ce que nous pouvions imaginer. Nombreux restaurants sur les toits pour profiter de la douceur du soir et de la délicieuse cuisine indienne.
Quartier colonial français (" ville blanche") à Pondichéry
Maisons coloniales du XVIII e s.
Ancien cinéma - Noms des rues en tamoul et en français - Lycée français
Quartier musulman
Bord de mer
Nous logeons dans une guest house de charme, la Villa Helena : superbe maison coloniale en plein cœur du quartier français.
Villa Helena
mardi 8 février 2011
pondichéry
Après un copieux petit déjeuner avec croissants dans le charmant patio de notre guest house, nous poursuivons notre visite de Pondichery. Eglises, marché aux fleurs, halle aux poissons, shopping, nord du quartier français, la poste…
Eglise Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception (1791)
Marché aux fleurs
Halle aux poissons
mercredi 9 février 2011
pondichéry - mahabalipuram
Ce matin nous nous rendons à la gare de bus direction Mahabalipuram. Nous avons pris un rickshaw et nous sommes tombés sur le Jacky du quartier : musique à fond la caisse, basses à faire trembler les neurones. Bref, côté discrétion c’est raté mais tellement drôle. Après 2 H de bus, nous arrivons à Mahabalipuram. Hôtel sympa en bord de plage. Farniente tout l’après-midi et surtout méga massage ayurvédique en fin de journée, le pied. Ambiance très cool à l’hôtel, idéal pour le repos, personnel hyper sympa.
Table pour massage ayurvédique
jeudi 10 février 2011
mahabalipuram
Mahabalipuram est un petit village de 12 000 habitants, le long d’une immense plage où se cachent une multitude de monuments exceptionnels. Le Temple du Rivage (VII è siècle), l’Arjunas Penance et la colline environnante truffée de nombreux édifices au sommet de laquelle se dresse un grand phare rouge et blanc. Plus loin, à 1 km, il ne faut surtout pas rater les Five Rathas, un ensemble de 5 temples magnifiques dédiés chacun à une divinité du panthéon indien. Il faut une grosse matinée de visite pour faire le tour de toutes ces merveilles. Une pause calamars frits sur une terrasse surplombant la mer, que demander de mieux.
Plage de Mahabalipuram et ses pêcheurs
Temple du Rivage (VII e s.)
Arjuna's Penance ( la Descente du Gange) - (VI e s.)
"Krishna Butter Ball" - Colline de granit avec ses temples et son phare
Les Five Rathas (VIe s.)
Après-midi relax. Piscine et l’incontournable massage ayurvédique. Quel bonheur… Une halte bien agréable, loin de la foule et du bruit.
vendredi 11 février 2011
mahabalipuram - kanchipuram - chennai
Petit dej' typique de l'Inde du sud : le dosai, galette de farine de lentilles
Aujourd’hui dernière étape de notre périple en inde du sud : Chennai. Mais avant, nous tenons à visiter en route Kanchipuram, la ville des temples et l’une des sept cités saintes de l’Inde. Les temples Varadaraja Suwami, Ekambareshwara et Kailashanatha sont les trois plus beaux et les plus importants de la ville.
Temple de Varadaraja Swami , son gopuram de 30 m et son mandapa aux 96 piliers sculptés
Temple d' Ekambareshwara (1509)
Temple de Kailashanatha (VII e s.)
Nous arrivons à Chennai ( 6 700 000 habitants) en plein milieu de l’après-midi. Très bon hôtel avec vue imprenable sur l’immensité de la ville.
samedi 12 février 2011
chennai
Pas grand chose à voir à Chennai, mais un petit trek urbain est toujours bien agréable et permet d’avoir un bon aperçu de ce qu’est la ville. Grandes avenues, trafic saturé, bidonvilles, grands malls ultramodernes et surtout Marina Beach, longue de plusieurs kilomètres, 300 m de largeur voire plus. Les familles indiennes y viennent en masse profiter de la fraîcheur et se faire photographier au passage avec les stars tamoules de Kollywood. Ambiance bon enfant genre kermesse. Cette nuit nous quitterons Chennai et l’Inde du sud... toutes les bonnes choses ont une fin.
Marina Beach
Une petite pose aux côtés des stars tamoules de Kollywood ?










































































































































































































































































































